Jean-François Champollion (1790 – 1832)

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Interview exclusive de Jean-François Champollion (1790 – 1832)

Serait-ce indiscret de vous demander votre date de naissance ?

Je suis né le 23 décembre 1790 à Figeac, mon père s’y installe en 1770 et y ouvre sa librairie Place de La Halle. En 1801 je quitte la ville pour rejoindre mon frère à Grenoble.

D'où vous vient cette passion pour l'égyptologie ?

En réalité je suis passionné d’histoire, de linguistique, de philologie et la liste et non exhaustive…J’étudie beaucoup les langues et écritures du Moyen-Orient et d’Asie : l’Arabe, l’Hébreu, l’Araméen…

Comment avez-vous réussi à percer le mystère des hiéroglyphes ?

 

J’ai compulsé des centaines de textes dans les trois écritures égyptiennes qui m’ont permis de comprendre le système complexe des hiéroglyphes…. Mais la clef est dans l’étude attentive de la Pierre de Rosette…Elle a fini par me livrer ses secrets et le 14 septembre 1822 enfin « je tenais l’affaire »

Un souvenir qui vous a marqué ?

 

(sourire) Mon expédition en Egypte en 1828-29 en compagnie de collègues. J’y ai confirmé ma découverte et identifié les temples et les monuments funéraires de la vallée du Nil…

Et dans un tout autre registre mon tristement célèbre exil à Figeac de plus d’un an en raison du retour du roi Louis XVIII en 1815. Je reviens ensuite en 1831 dans la maison familiale et y travaille ma "Grammaire égyptienne" avant de reprendre les cours que je dispensais au Collège de France.

Une chose qui vous tient à cœur ?

 

Le Musée du Louvre, pour lequel je suis nommé conservateur et l’Académie des Inscriptions dont je suis membre. Mais la mort m’emporte à 41 ans le 3 mars 1832. Je laisse à mon frère Jacques-Joseph le soin de publier mes notes de travail et tous les documents que j’avais rassemblés pendant mes dernières années.