Figeac, étape incontournable

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Randonnées et pèlerinage

Figeac est une belle étape sur le GR65, reliant le Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle... voie également appelée via podensis, l’une des 4 grandes voies décrites dès le XIIe pour rejoindre le sanctuaire espagnol de Saint-Jacques de Compostelle.

Ville médiévale fondée vers 830 autour de son abbaye bénédictine, Figeac devient au XIIIe siècle une ville florissante, grâce à son agriculture et à son commerce, liée à sa situation géographique centrale. Elle voit alors se développer son urbanisme et son architecture et cultive l’image d’une ville d’une grande richesse. Figeac accueille les quatre ordres mendiants (Franciscains, Carmes, Dominicains, Augustins) et développe les hospices, dont l’un, de fondation privée, devient l’hospice des pèlerins. Il est, aujourd’hui encore, l’hôpital de la ville (hôpital Saint-Jacques).

Les pèlerins qui le souhaitent reçoivent toujours à Figeac un accueil religieux, grâce aux sœurs carmélites.

Curiosités

Les aiguilles de Figeac

Un point mystérieux et unique à Figeac : les aiguilles de Lissac et du Cingle. Grandes obélisques de pierre de forme octogonale elles reposent chacune sur un piédestal de quatre marches. Elles sont faites de pierres de taille cimentées. L'aiguille du Cingle, dressée au sud de la ville mesure 14,50 mètres. L'aiguille de Lissac ou de Nayrac, dressée à l'ouest, mesure 11,50 mètres. Aucun monument de ce type n’est attesté en France, quelques uns le sont en Italie vers 1300. Plusieurs fonctions leur auraient été attribuées : repère lumineux pour les voyageurs sur la route de Saint-Jacques, limites de sauveté… Leur destination demeure énigmatique.

L'Eglise Saint-Sauveur

Cette église, reste de l'abbaye qui se rattacha à Cluny à la fin du XIe siècle, fut consacrée en 1092. Saint Hugues en fut l'abbé. Bien que très modifiée au cours des siècles, soit du fait d'embellissements, soit à cause des dégâts causés par les guerres de Cent Ans ou les guerres de religion, elle conserve néanmoins fière allure.

C'est une église de pèlerinage, semblable par ses dimensions à Saint-Sernin de Toulouse ou Sainte-Foy de Conques, dotée d'une triple nef, d'un vaste transept, d'un déambulatoire et d'une abside à chapelles rayonnantes. L'ancienne salle capitulaire est décorée de bois polychrome du XVIIe siècle.

L’étape de Figeac côté pratique