Julia Gault et Thomas Teurlai inventent des formes et des systèmes pour raconter notre monde, un monde essoufflé, peuplé des formes que nous inventons, produisons et reléguons à un rythme débridé. Pour autant, les deux artistes s’émerveillent dans le même temps des infinies possibilités de métamorphose de la matière, par des procédés naturels ou technologiques.
Du 14 mars au 31 mai 2026, Exposition maison des arts, Cajarc
du mercredi au dimanche de 14h à 18h
tout public
Sculptrice, Julia Gault crée des œuvres allégoriques qui interrogent la fragilité des constructions humaines face aux forces naturelles. Elle travaille des matériaux instables comme la terre crue, le sable ou l’eau, qu’elle met en tension pour réaliser des structures en équilibre précaire. Ses sculptures, toujours susceptibles de s’effondrer ou de se transformer, laissent la matière guider la forme. Son travail évoque la vulnérabilité des ambitions humaines dans un monde en perpétuel mouvement.
Sculpteur, Thomas Teurlai conçoit des installations à partir d’assemblages d’éléments technologiques anciens ou récents. Son travail, proche d’une démarche d’alchimiste, explore les systèmes de production contemporains et leurs dérives. Il met en scène des dispositifs techniques qui révèlent à la fois la dimension industrielle, économique et presque magique de la transformation de la matière. Ses œuvres interrogent notre rapport à la technologie et aux logiques productivistes.
